Les Mythes du 17
Octobre 1961
 
Le bobard des Trente Algériens jetés dans la Seine, du Pont du Château, à Nanterre !
- Après, le bobard des trente algériens, pendus dans le bois de Meudon, par les CRS,
puis, le bobard de Jean-Luc Einaudi, sur une soixantaine de personnes noyés et les 400 personnes tuées
en quelques jours, le 17 Octobre 1961, suivit du bobard des cinquante algériens trucidés dans la cours de sureté
de la préfecture de police, sous les fenêtres de préfet Papon, nous allons traiter en détail :
le bobard des 30 algériens jetés dans la Seine, du Pont du Château, à Nanterre !
- Historique de ce Mythe :
- Le vendredi 27 octobre 1961,
France-Soir, ouvrait ses colonnes, aux manifestants, des journées du 17, 18, 19 et 20 Octobre 1961.
- Le titre de l'encas de France-Soir, en page Six, était le suivant :
Les musulmans décrivent des scènes de violence dont ils auraient
été victimes.
Le journaliste précise :
- Quelques manifestants libérés des centres de rassemblement, ont reçu hier soir des journalistes.
Nous reproduisons ci-dessous leurs déclarations :
Journal France-Soir du 27 Octobre 1961.

- Puis suivent les articles sur :
- la Goutte d'Or avec les harkis.
- Je ne porte plus de cravate.
- Le centre de Vincennes.
- La torture dans un commissariat de police. et enfin :
- Le 17 Octobre à Nanterre.
Le narrateur :
Le Mercredi 17 Octobre, le soir des manifestations à Nanterre,
il était 11 heures du soir, près du pont du Château,
une trentaine d'Algériens sont ramassés,
roués de coups, ils sont jetés dans la Seine, du haut du pont, par les policiers.
Une quinzaine Algériens ont coulés,
d'autres essayaient de regagner le bord, mais, les agents tirent dessus !!!
Combiens ont-pu s'en sortir ? Impossible à dire !!!!!,
Nous sommes restés trois heures dans l'eau, finalement une péniche, nous a repêché.
- Le journaliste, Jean-Louis Quennessen, conclut l'article part :
Voilà ce que j'ai entendu, hier soir, pendant trois heures dans un petit hôtel de la Goutte-d‘Or.
Journal France-Soir du 27 Octobre 1961.

- Quelques jours plus tard, Libération, dans l'un de ces nombreux encas, titrait : même France-Soir le dit :
suivit de l’article Le 17 Octobre à Nanterre, Mais, sans les commentaires du journaliste.
- Un peu plus tard, il sera transformé en ceci :
France-Soir, jusqu'alors réservé, donne des précisions accablantes :
« Mercredi 17 Octobre, le soir des manifestations à Nanterre. Il était 11 heures du soir,…etc. »
- Puis, Nadège Compard, dans son livre Immigres et roman noir, écrira :
« les rares articles de l'époque,
qui dénoncent le massacre, comme celui de Jean-Louis Quennessen,
journaliste à France-Soir :
« il était onze heure du soir, près du pont du château, une trentaine d'Algériens sont ramassés,
...…etc. »
- Cet article falsifié sera repris par :
- Hervé Hamon et Patrick Rotman dans les porteurs de valises.
- Benjamin Stora Les immigrés algériens en France.
- Benjamins Stora et Akram Ellyas dans Les 101 portes du Maghreb.
- Michel Levine, les ratonnades d'octobre.
- Laurent Gervereau, la France en guerre d’Algérie.
- Laurent Gervereau et Benjamin Stora Photographier la guerre d'Algérie.
- Ludovic Janvier, qui écrira un poème à la gloire de ce mythe et des 50 trucidés de la cour de la sureté.
- Puis en 2011, une BD, Octobre Noir,
où on retrouvera les deux Pieds nickelés, Benjamin Stora, qui nous parlera des 30 noyés du Pont de Château,
et Didier Daeninckx, co-auteur de ce ramassis de mensonges.
- Voilà, comment les communistes à partir d’un faux témoignage, en arrivent à des preuves irréfutables.
Nous allons maintenant démontrer, que ce texte est un ramassis de mensonges.
Journal France-Soir du 27 Octobre 1961.

- Prenons les choses dans l'ordre :
- Il ne s'agit pas du 17 Octobre,
mais du Mercredi 18 octobre 1961, car le 17 à Nanterre, il n'y a pas eu d'incident.
- Revenons sur les incidents de ce mercredi 18 Octobre 1961 :
Articles dans les journaux.
- Figaro du 19/10/1961.
Le Mercredi 18 Octobre 1961, après 20h 30, deux mille FMA,
se regroupaient au pont Charlebourg, à Colombes,et se dirigeaient vers le rond-point de la Défense.
Un très important service d'ordre est en place au pont de Neuilly.
Vers 22 heures, au croisement
des rues de Stalingrad et du chemin-de-fer, un groupe de 200 Nord-Africains est pris en tenaille par la police et les CRS.
Pour tenter de se dégager, l'un d'eux tira un coup de feu, les policiers ripostent deux manifestants sont tués.
Une trentaine de manifestants furent appréhendés.
Ils y eu des agitations en d'autres points de la banlieue,
Courbevoie, Colombes, Argenteuil, où 400 individus ont été appréhendés.
- France-Soir, du 20 octobre, confirme le récit du Figaro et précise :
on a retrouvé un révolver.
Puis dans un encas,
1.500 FMA arrêtés mercredi à Paris sont refoulés vers l'Algérie, premier départ, ce matin.
Nanterre La rue du Chemin de fer
- Le Monde du 20/10/1961.
Vers 21h 30 à Nanterre, une Simca occupée par des FMA, a ouvert le feu sur des agents.
Vers 22 heures, un groupe de 200 FMA, se dirigeait vers le commissariat de police de Nanterre, il a été dispersé.
A Colombes, deux à trois cents FMA, se heurtent, avenue Henri Barbusse à un barrage de police.
Dans le groupe de tête,
un manifestant nommé, Afour Belkacemi, âgé de 30 ans, demeurant 225 rue de Colbert à Colombes,
menaça d'un revolver à barillet les agents, qui ouvrirent le feu, l'homme fut tué, et un de ses camarades,
Abdelkader Bennehmar, quarante-deux ans, demeurant 3 rue Poincaré à Asnières, fut mortellement
atteint par les projectiles.
- Le Parisien du 20 Octobre 1961, confirme ce récit.
- Comme de coutume, Libération, avait une autre version.
A Nanterre,
un groupe d'Algérien, arrivait à proximité du commissariat, quand des agents ont fait usage de leur armes.
Deux morts et six blessés.
Puis nous avons droit à la litanie :
Est-t-il exacte, que 30 algériens ont été pendus au bois de Meudon, etc. ..
avec une petite nouveauté, est-il exacte que chaque nuit des dizaines d'algérien disparaissent !!!
Nanterre Le pont du Nord

- Voilà, pour les événements de ce mercredi 18 octobre 1961, mais revenons sur le récit du narrateur :
- A Nanterre, le pont du Château n'existe pas,
il y avait deux petit ponts dans la ville, le Pont de Biais et le Pont du Nord, qui malheureusement
pour les partisans du massacre, n'enjambent pas la Seine, mais deux petites rues, dont l'une a été inondée,
lors de la crue de 1910, il y a un pont de chemin de fer, le pont des Anglais.
- Le nom du pont n'est qu'un petit détail,
donc, les seuls ponts possibles en 1961, sont le Pont de Bezons et le Pont de Chatou, distants, pour le premier
de 2 km 400 et le second de 2 km 800, il y a aussi, le Pont de Colombes, mais il se situe, à plus de 7 kms,
des lieux des incidents.
- Donc, il est matériellement impossible, de les jeter du pont, sans les avoir auparavant, transportés.
- Qui dit transport, dit cars de polices,
il en faut au moins quatre ou cinq, et une cinquante de policiers pour le transport et la surveillance.
- Pour jeter un manifestant,
par-dessus les rambardes d’un pont, il faut quatre policiers musclés, et je vous laisse imaginer la scène pour 30 !!!!
Colombes Le pont Neuf.

- Dans la liste des repêchés,
cités dans les deux rapports des experts, nommés par le gouvernement Jospin, on retrouve dans les dates comprissent,
entre le 17 octobre 1961, et le 2 Novembre 1961 :
- Le N° 6166 0161, repêché en aval du pont d’Argenteuil, le 19/10/1961, date du décès, le même jour.
- Le N° 6166 0603, repêché au pont de Colombes, le 24 Octobre 1961, a séjourné dans l'eau, plus de 10 jours.
Les phénomènes de décomposition sont deux fois plus lent dans l’eau.
(le maximum de la putréfaction est atteint à l’air libre en environ 5 jours, il faudra 10 jours dans l’eau. ).
- Le N° 6166 0893, le seul, qui correspond avec la date du 18 Octobre,
malheureusement, le lieu du repêchage ne figure pas dans les deux rapports.
- Les autres, (neuf), ont été repêchés en amont du pont de Colombes, ou dans les canaux de la région parisienne.
- Il n'y a aucune trace d'au moins 15 noyés, ou plus, comme l'indique le narrateur,
imaginez, les gros titres de Libération ou de l'Humanité, si on avait repêché au même endroit cinq ou dix corps,
ils auraient alors parlé de génocide.
- Pour information :
entre les dates du 30 Septembre 1961 et du 4 Octobre 1961, il y eu trente cadavres enregistrés par IML.
Nanterre La Folie

- Le narrateur nous dit, nous sommes restés trois heures dans l'eau.
- Comme l'indique la station météo de Paris-Montsouris :
- Le 18 octobre, à 13 heures, la température était de 9.2 et le 19 octobre, à 6 heures du matin, elle était de 4.8 degrés.
La température de l'eau était de 10 degrés, le débit de la Seine était de 323 m3 à la seconde.
Il a neigé le 18 octobre 1961, à 200 mètres d'altitude sur une grande partie du Nord de la France.
- Les sauveteurs en mer précisent, qu'une personne sans gilet,
dans une eau calme à 10 degrés, perd connaissance et coule, au bout de plus ou moins 55 minutes,
donc on ne pas restait trois heures dans un fleuve dont le débit est de 320 m3 à la seconde.
- Les similitudes des récits parus,
dans Libération, l'Humanité , Témoignages Chrétiens, et Témoignages et Documents, sont frappant, seuls changent,
les lieux, et le nombre de noyés, deux, quatre, huit et plus d'une vingtaine pour le narrateur de ce faux témoignage.
Chatou Le Pont et le rue de la Seine
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