Les Mythes du 17
Octobre 1961
 
Le Mythe des trois cents ou cinq cents morts.
- C'est dans un premier communiqué de Tunis, daté du 20 Octobre 1961,
que le ministère de l'information du GPRA, par la voix de M. Yazid, lançait les 150 premiers morts.
Je cite M. Yazid :
« On assiste à des arrestation massives d'Algériens par dizaines de mille.
Jamais, pas même sous l'occupation nazie, il n'a été donné de voir un aussi grand nombre d'arrestations ...
Le nombre des victimes qui nous est parvenue est de 50 morts.
C'est un premier chiffre, mais le chiffre réel est certainement beaucoup plus élevé,
il y des centaines de disparus algériens, dont on retrouve les corps au fond de la Seine,
dans un fossé de la région parisienne, ou un charnier comme à Puteaux. ».
Note :
Dans ce tissu de mensonges, on a tous les ingrédients qui vont permettre à certains collabos du FLN,
de faire miroiter, le mythe du massacre de plus de 200 Algériens, le 17 octobre 1961, et obtenir,
cinquante ans plus tard, la repentance du Président de la République, M. François Hollande.
Manisfestation dans Paris le 17 Octobre 1961.

- Mais, M. Yazid n'était pas le seul à hurler au massacre,
- Libération et L'humanité, à coup de témoignages fracassants, vont pendant des semaines publier des scoops.
- Dans un immense encadré, intitulé :
Le dossier du racisme avec comme titre : Libération l’a dit le premier… et D’autres apportent leur témoignage,
le journal Libération reproduisait tous les témoignages :
- Dans le Bois de Meudon.
« Est-il vrai que plus de cinquante algériens auraient trouvé la mort au cours et après les manifestations ?
Est-il vrai que dans le bois de Meudon, près de trente Algériens auraient été pendus par les CRS ?».
Témoignages chrétiens du 27 octobre.
- Des cadavres dans la seine :
« Deux autre cadavres d'Algériens, portant des traces de blessures à la tête,
les mains et les jambes liées ont été repêchés dans la Seine à Argenteuil. ».
Et, Libération de sous-entendre que c’était l’œuvre de la police.
- Que sont-ils devenus ?
« Le mercredi 18 Octobre à 22 h30,
quatre ouvriers d'Argenteuil, sont arrêtes et sous la menace sont contraints de monter dans deux voitures.
Arrivés sur le Pont-Neuf, les deux voitures stoppent,
les Algériens sont copieusement matraqués et assommés avant d'être jetés dans la Seine. ».
L'Humanité du 27 Octobre.
Journal Libération du 28 Octobre 1961 Page deux.
Note :
- Libération avait publié deux articles, le Lundi 23 Octobre et le mardi 24 octobre,
sur la découverte de deux cadavres à Argenteuil, et trois cadavres au pont de Bezons,
cela explique sans doute ce témoignage du 27 octobre 1961 dans l’Humanité.
- Le même article dans le Journal France-Soir du 26 Octobre.
- Des cadavres de Nord-Africains dans la Seine.
« Il s'agit de Nord-Africains âgés de 20 à 35 ans,
les victimes ont été étranglés, abattues à coup de pistolet ou étouffes avant d'être précipitées dans l'eau.
- Hier trois cadavres de musulmans qui avaient séjourné une huitaine de jours dans l'eau,
ont été repêchés au pont de Bezons.
- Samedi et dimanche, deux autres noyés ont été repêchés à Argenteuil,
ils avaient les mains et les chevilles liées, ils avaient été étranglés.
- A la fin de la semaine dernière, à Gournay-sur-Marne,
on repêchait un Nord-Africain abattu d'une balle dans la tête.
- à Jouy-en-Josas on en découvrait un autre en bordure de route.».
- Les rapports des services de Institut Médico-Légal (IML),
démontrent qu’il y a aucune relation directe ou indirecte entre ces sept morts,
Ils ne présentaient aucune similitude avec le témoignage cité dans L'Humanité du 27 Octobre.
Exemples : L’article de France-Soir précise :
Hier trois cadavres de musulmans,
qui avaient séjourné une huitaine de jours dans l'eau, ont été repêchés au pont de Bezons.
En réalité, il y a effectivement trois entrées le 24/10/1961, à l'IML, Mais .....
N° 61660896 repêché dans Paris Quais des Orfèvres séjours dans l’eau moins de 4 jours.
N° 61660603 repêché entre le Pont de Bezons et le Pont de Colombes, séjours dans l’eau sup. à 10 jours.
N° 61660895 repêché à Vitry-sur-Seine, séjours dans l’eau, environ 8 jours.
Journal Humanité de Novembre 1961.

- Enfin, le 1° Novembre,
encore un hasard du calendrier communiste, un tract anonyme, daté du 31 octobre, attribué
à un groupe de policiers républicains, mais en réalité, rédigé par le militant communiste Emile Portzer, évoque :
- les dizaines de cadavres jetés dans la Seine,
- les pendus du bois de Vincennes,
- les Algériens arrosés d’essence et brûlés,
- les trente Algériens abattus et jetés dans le canal Saint Denis,
- les cadavres enterrés dans les fosses communes par la police,
- les enterrements clandestins par la famille,
- les corps jetés par avion dans la mer.
- Le Mardi 7 Novembre 1961, une suite était donnée à ce tract, le journal Libération publiait :
Un Groupe de Policiers républicains demande le châtiment des coupables....
- Dans son rapport, M. Geronimi précise que le Préfet de la Seine a déposé 7 plaintes en diffamation.
- Une, concerne le tract du 31 Octobre 1961, et une autre, le journal Libération du 6 Novembre,
pour un article non signé, demandant le châtiment des coupables.
- Les procédures sont clôturées, par une ordonnance de non-lieu,
les auteurs du tract n'ayant pas été identifiés et le Directeur de Libération, protestera contre l'incrimination retenue,
qui ne lui permet pas de prouver sa bonne foi.
- Le Procureur de Paris classera les deux plaintes !!!!
- Toutes les plaintes seront clôturées par une ordonnance de non lieue, en 1963 ou au début de 1964.
El-Halia 20 Août 1955.

- Les Socialistes.
- Un peu plus réservés, que Libération ou l'Humanité, les partis de gauche étaient quand même du côté du FLN.
- Dans la Tribune Socialiste, N° 72 du 21 Octobre 1961,
sous la plume de Bertrand Renaudot, on pouvait lire un article sur les Manifestations de Paris.
« Ce qui s'est passé, nous n'avons pas besoin de le préciser :
hurlements, bousculades, matraquages, coup de feu, grenades lacrymogènes, arrestations.
Bilan officiel : trois morts, dont deux Algériens, plus de 10.000 arrestations.
Le climat avait été, et volontairement, semble-t-il préparer depuis quelques temps.
Nous avons reçu un tract de l'A.G.T.A sur des exactions multiples,
commises par la police, voir à ce sujet en fin d'article le communiqué de l'A.G.T.A. en date du 10 octobre 1961. »
- Puis le narrateur s'en prend au gouvernement de Charles De Gaulle, et il conclut cette première partie par :
« Pense-t-on vraiment, place Beauvau, qu'une telle politique fera cesser les attentats F.L.N. ? »
Note :
Pas un mot sur les 400 morts, ni les centaines de noyés du 17 Octobre 1961.
Les Deux-Bassins 25 Février 1956.

- Sur la page suivante, Bertrand Renaudot, fustige les fascistes de l'OAS et la police qui reste inerte,
devant les plasticages et les attentats, puis, il enchaine par une comparaissons OAS et FLN, il écrit :
« Que le F.L.N. ait ses propres ultras, cela est sûr.
La fédération de France du F.L.N. est probablement plus extrémiste, que les organismes agissant en Algérie.
Cela tient au fait, que la communauté Nord-Africaine vivant en France est très nombreuse,
elle apporte un soutien financier considérable à la Révolution Algérienne.
Le F.L.N. de France, doit donc veiller à tenir fermement, ces éléments éloignés de l'Algérie..... »
- Puis le narrateur tape sur la police et ses méthodes d'internement de ces derniers jours.....
Note :
Malgré cette tendance pro-FLN, avec la publication du tract,
M. Bertrand Renaudot ne semble pas convaincu, que tous les FMA qui entrent à l'IML,
ont été tués par la police, sa comparaison OAS/FLN le prouve, et les phrases suivantes :
- Le climat avait été, et volontairement, semble-t-il préparer depuis quelques temps.
- Le F.L.N. de France, doit donc veiller à tenir fermement, ces éléments éloignés de l'Algérie...
enlèvent les derniers doutes.
France-Soir 25 Octobre 1956.

- En dernier page figure le tract l'A.G.T.A, précédé de ce paragraphe :
Une liste impressionnante.
- Nous publions le tract que nous envoie l’AGTA,
nous n'avons pas la possibilité de vérifier ces informations, mais il semble facile pour les Pouvoirs publics
de contrôler ces faits et s’ils sont faux, de les démentir.....
- Extraits du tract du 10 Octobre 1961 :
L'AGTA publie aujourd'hui quelques exemplaires,
parmi d'autre, de victimes algériennes assassinées dans les rues, cafés, et dans les hôtels :
1) Boulogne Billancourt, à 22 h 15 la police française à mitraillés trois Algérien,
devant le 41 Avenue du Général Leclerc. Trois blessés. : M. Lamri Dahmane, M. Bechari Saïd, M. Aliouche Amar.
2) Un jeune Algérien de 13 ans, a été tué, (sous-entendu par la police) d'une rafale de mitraillette,
alors qu'il jouait sur le trottoir de la rue Heinrich à Billancourt, le vendredi 6 Octobre.
3) Boulogne, M. Mekaouche Moussa, 18 ans, a été tue dans sa chambre par des policiers en civils,
ses deux camarades de chambres ont été sauvagement frappés.
4) Vanves, M. Habouche Bellache,
a été tue devant son domicile, au 7 rue Antoine Fratacci, le 22 Septembre 1961.
5) Vanves, Smail Abmed, commerçant, 11 rue Lamoroux,
a été tué dans son café, par des policiers qui estimaient qu'il ne montait pas assez vite dans le car.
6) Choisy-le-Roi, au 114 avenue de Villeneuve,
M. Keniche Sadek propriétaire de l'Hôtel, a été tué par une charge de plastic.
7) Issy-les Moulineaux, mitraillage d'un café, au 33 boulevard Gallieni,
un mort deux blessés. :
M. Chemloul Amrane tué, M. Ouadah Salem et M. Boukaroum Arezki blessés.
- Puis le narrateur remercie la CGT et la CFTC, ainsi que les maires de villes
de Nanterre, Saint-Denis, Aubervilliers, Ivry et autres pour leurs manifestations contre la police.
La Dépêche 31 Janvier 1961.

- Avant de détaillé quelques éléments de cette liste, il est indispensable, de se remettre dans la situation
de ces mois de Septembre et d'Octobre 1961, qu'il faut regarder avec les yeux
de 1961, et non avec ceux de 2012,
les fesses bien assises sur les banc du Sénat, de l'Assemblée, ou bien de son fauteil de Maire !!!
- Du 1 au 22 Septembre 1961, en région parisienne, dix-sept membres des forces de l'ordre ont été abattus,
8 policiers, 3 membres de la police auxiliaire, 4 gendarmes, 2 soldats, 35 F.M.A. sont entrés à l'IML,
dont 7 tueurs du FLN, abattus au cours d'attaques de car de police, de commissariats ou de gendarmerie.
- A la mi-septembre, l'ensemble des postes de polices et de gendarmeries étaient protégés par des sacs de sable......
Dans la seule journée du 22 Septembre, il y eu 11 attentats FLN, bilan 7 morts 25 blessés.
- Il est indiscutable qu'en ce mois de Septembre 1961, les policiers et les gendarmes ne prenaient aucun risque,
les armes étaient armées, et le moindre geste suspect pouvait provoquer la mort.
- Tract du 10 Octobre 1961 :
- Premier cas :
Il s'agit d'un mitraillage d'un café tenu par un F.M.A., abord d'une voiture,
aucun élément, comme dans 80% des cas d'homicides de FMA depuis 1957.
- Deuxième cas :
il n'y a jamais eu de mort de 13 ans, le 6 Octobre, rue Heinrich à Billancourt,
en réalité, les cas deux et trois, sont identiques, l'enfant avait 18 ans et non pas 13.
- Troisième cas :
L'enquête de l'IGS indique que des policiers étaient là,
pour arrêter un tueur du FLN, du nom de Meraouch Mohamed, qui logeait dans un hôtel de la rue Heinrich.
Lors de l'arrestation du tueur du FLN,
des policiers se tenaient dans le couloir sombre de l'hôtel, la porte d'une chambre située en face de celle
de Meraouch Mohamed s'est ouverte et ils ont vu un jeune Nord-Africain qui brandissait dans leur direction,
un objet brillant ayant toutes les apparences d'un revolver.
L'un d'eux a tiré sur cet individu, le tuant sur le coup.
Il s'agissait de Meraouch Moussa, jeune frère de l'individu recherché, et qui était âgé, non pas de treize ans,
mais de dix-huit ans, il tenait à la main un pistolet factice en matière plastique noire.
Manisfestation dans Paris le 17 Octobre 1961.

- Quatrième cas :
Le rapport de l'IGS indique, que suite à une tentative d'assassinat,
perpétrée contre un fonctionnaire de police, une patrouille interpelle un suspect.
Il s'agit du nommé BELLACHE qui, à la vue des policiers, a porté la main à l'une de ses poches.
S'estimant en danger, l'un des gardiens de la paix a tiré, atteignant mortellement Bellache.
Après vérification M. Belache n'était pas armé.
- Cinquième cas :
L'enquête de l'IGS signale que, quelques instants auparavant, vers 20h15,
un gardien de la paix a été abattu dans la localité par trois Algériens, et qu'un témoin a indiqué que
les meurtriers présumés se sont enfuis en direction du café-hôtel exploité par M. Smaïl.
L'établissement a été aussitôt investi par les forces de police qui en ont fait sortir les occupants mains sur la tête.
M. Smaïl n'a pas obtempéré et s'est au contraire dirigé rapidement vers un gardien de la paix, qui lui tournait le dos,
en mettant brusquement la main droite dans la poche de son pantalon.
Un gradé a immédiatement tiré sur lui.
- Sixième cas :
aucune information, sans doute, un commando OAS.
- Septième cas :
comme le premier, mitraillage par une voiture.
Note :
- Ces sept cas présentés par l’ AGTA,
couvre environs une période de 15 jours, comprise entre le 22 septembre et le 8 octobre 1961,
ils ont fait 5 morts, pendant cette période, il y a eu 48 entrées à l'IML de la région parisienne.
Aurore 13 Mai 1960.
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