Les Mythes des 17 et 18
Octobre 1961
 
Le Bobard du siècle
- Comment, un bouffon, menteur et communiste, Jean-Luc Einaudi, pouvait-il par un simple article dans une revue,
mettre sur les rails, ce bobard sur ce massacre virtuel, sans l'aide des socialistes au pouvoir, en 1988, et, officialisé par
deux présidents de la République, qui avaient, comme par un hasard communiste, le même conseillé en histoire de la guerre d'Algérie.
- Eh, oui, c'est le prophète Benjamin Stora qui est l'origine de la consécration officielle de ce massacre.
- Alors, reprenons cette histoire d'un massacre,
dont on a jamais retrouvé le moindre corps, réellement tué et jeté dans la Seine, les 17 et 18 octobre 1961.
- Le Premier a publié un article sur ces manifestations d'Octobre 1961, c'est le journal Le Monde,
qui le 17 octobre 2011, et le 17 octobre 2021, nous gratifiera de deux articles détaillant les massacres, qui ne figuraient pas
dans les articles écris, par ce même journal en Octobre 1961.
- Le Monde de 1961, paraissait en décalé, et, il nous indique à la date du 18 octobre 1961 :
« Pour protester contre le couvre-feu. »
« Deux cents Algériens tentent de manifester entre l'Opéra et la Madeleine. Par petits groupes, deux cents Algériens environs, circulaient mardi matin, à partir de 10 heures dans le quartier de l'Opéra.
La police a immédiatement organisé des rafles qui ont permis d'interpeller cent quatre-vingt hommes, dont cent soixante
se trouvaient vers midi au poste de police de l'Opéra, en attendant d'être transférés au centre de vérification de Vincennes.
Cette agitation des musulmans semble en effet correspondre à un mot d'ordre du FLN.
D'après les renseignements recueillis par la police, l'organisation nationaliste aurait donné la consigne aux Algériens de se grouper,
mardi aux endroits publiques tels que La Concorde, Les Champs-Elysées et surtout les Grands Boulevards, à partir de 20 heures. ...»
- Ainsi débutait le plus grand bobard du 20 siècle, sur le massacre de 200 Algériens victimes de la police de Maurice Papon.
- En 2021, le cabinet du président Macron, précise que le chiffres des morts est de 120,
dont parait-il, le cabinet du Président Historien aurait dressé une liste de ces 120 noms, noyés et disparus.
-
Revenons au journal Le monde du 18 octobre 1961.
- Encadrant ce petit encas sur ce début de manifestation,
figuraient plusieurs autres petits articles ayant un lien directe avec les éléments d'Algérie et le terrorisme en Métropole.
Journal Le Monde du, 18 octobre 1961.

- Un premier encas, nous signalait l'arrestation d'une cinquante d'algériens arrêtés en Métropole:
- Dans le Nord, 20 arrestations, dans les Ardennes, 16 arrestations, dans le Var, 14 arrestations, 36 serons refoulés vers l'Algérie.
- Juste à côté, un autre petit encas, nous décrivait les attentats terroristes en métropole :
- Deux morts algériens, un militaire blessé.
- L'encas concernant les attentats en Algérie était beaucoup plus important, il commençait ainsi :
« Alger 17 octobre 1961, un membre des forces supplétives de la police parisienne, M. Bourid Chetouane et dans l'après-midi,
un français, François Dubreuil ont été tués.... »
- Puis, suivent, une fusillade entre trois voitures occupées par des musulmans, des grenades lancées dans des cafés, l'assassinat
d'une musulmane, et de plusieurs musulmans dans diverses localités
- Un encas sur l'O.A.S., nous indique que 50 charges de plastic ont explosé durant la nuit à Alger.
- Le derniers encas, concerne l'arrestation à Lyon, des assassins du brigadier de police en retraite M. Casimir Maurines, tué le 11 octobre 1961...
Le tueur, Sid Ali El Fohdil, 38 ans, a déclaré avoir tué le brigadier sur l'ordre de son chef.....
- Sid Ali El Fohdil sera libéré en juin 1962.
- Le 19 Octobre, ce même journal nous indiquait :
Journal Le Monde du 19 Octobre 1961.
- Voici le récit des manifestations qui se sont déroulées mardi Soir dans la région parisienne.
- A l'Opéra et sur les grands boulevards :
- Vers 20 heures, deux milles manifestants environs tentent de se grouper à l'Opéra, ils sont arrêtés.
- Vers 21h45, des bagarres se déroulent sur le boulevard Bonne nouvelle et le boulevard Poissonnière ....
- A 23 heures, le calme était revenu sur les grands boulevards ....
- Au quartier Latin :
- Entre 20 h et 22 h30, les manifestations se déroulent en quatre points :
Place Saint Michel, place Maubert, aux abords du jardin du Luxembourg et boulevard Saint Germain....
- Puis, suit le détail sur ces quatre points, le journaliste nous précise que boulevard Saint Michel, six enfants se mêlent
aux 700 manifestants, il ajoute :
« Dans une lettre M. Maspero et un groupe de lecteurs qui ont été témoins, font état de l'acharnement du service d'ordre,
frappant indistinctement les hommes, les femmes, les enfants et même des manifestants blessés....
- Et, pousuit son article :
- Place Maubert, les manifestants empruntent le boulevard Saint Germain, traverse le carrefour de l'Odéon,
ils sont refoulés un peu plus loin. - Jardin du Luxembourg, à la hauteur de la rue Malbranche des coups de feu sont échangés.
- Vers 23 heures la manifestation est terminée.
- Place de l'Etoile :
-
A partir de 18h30, des musulmans sortent des bouches de métro.
- Les agents de police les attendent à la sortie et les dirigent vers les cars....
- Les manifestants sont uniquement des hommes jeunes, compte tenu du nombre, certains seront gardés sur le terre-plein de l'étoile.
- De Courbevoie au pont de Neuilly :
- Rond-point de la défense.
- Vers 19h30, deux mille manifestant se groupe au rond-point de la défense.
- Certains arrivent à franchir le pont de Neuilly où de vives échauffourées devaient se produire.
- Les policiers tirent....
- 20h45, deux mille cinq cents autres manifestants, se groupent au rond-point de la défense, brisant des vitrines, la police charge….
- A Courbevoie :
- Des incidents opposent des automobilistes parisiens et des manifestants.
- A 21 heures, cinq milles manifestants,
parmi lesquels des femmes et des enfants, parcourent le boulevard de la Mission Marchand en criant « Algérie Algérienne » - Aucun blessé sérieux n'a toutefois été signalé.
Journal Le Monde du 20 Octobre 1961.
- Le 20 Octobre 1961,
- Le Monde nous indiquait, que seuls quatre mille manifestant ont défilé à Nanterre et à Colombes,
des coups de feu ont été tirés.
- Le bilan deux morts et six blessés par balles.
- En page cinq, le journal nous donnait le détail de ces incidents, qui avaient provoqués la morts de deux manifestants,
en blessant plus ou moins gravement six autres.
- Le lieu : Colombes , avenue Henri Barbusse.
- L'auteur qui provoqua la réplique de la police : Afour Belkacemi, trente ans, demeurant, 225 rue Colbert à Colombes.
- Son arme : un révolver à barillet
- La seconde victime : Abdelkader Bennehmar, 42 ans, demeurent, 3 rue Pointcarré, à Asnières.
- Mais, c'est en page six, que ce même journal, nous présentait :
« Les réactions après les manifestations musulmanes à Paris. »
- Le titre de l'encas : « Plusieurs partis, syndicats et associations s'inquiètent de l'enchainement de la violence. »
- Puis suit dans l'ordre :
- Le bureau politique du parti communiste commente ces évènements.
- Le bureau nationale du PSU estime scandaleux que les Algériens ne puissent manifester...
- Le mouvement de la paix proteste contre les brutalités policières ...
- Le rassemblement démocratique algérien, s'élève contre l'expulsion vers l'Algérie de manifestants.
- La C.G.T et la C.F.T.C exigent la levée immédiate des mesures contre les Algériens.
- F/O. condamne toutes les mesures répressives.
-
La ligue contre le racisme proteste contre le couvre-feu.
- Le Secours Populaire proteste contre les violences policières.
-
Le comité Maurice Audin, déclare que le Pouvoir livre les Algériens à la brutalité policière ...
- Cette longue liste se termine par le syndicat étudiant l'UNEF.
- Toujours sur cette page, à la suite de cette longue liste, suit les réactions contre le pouvoir :
- Des ouvriers européens défilent à Boulogne-Billancourt.
- Claude Bourdet, réclame une session extraordinaire du Conseil municipal de Paris.
- Les cours du soir pour les musulmans sont suspendus dans la région parisienne.
- Puis suit ;
- Les Incident de Mardi.
- Plusieurs lecteurs nous écrivent, ils ont été témoins :
-
Rue de Lille, un témoin a vu deux blessés algériens, le service d'ordre interdisant aux passants métropolitains de leur porter secours.
- Devant le commissariat du cinquième arrondissement,
un autre lecteur, a vu des agents alignés sur le parcours qui menait d'un car de police à la porte de l'immeuble, les agents matraquant
les algériens qui descendait du car, une sorte de haie d'honneur .....
Journal Le Monde du 21 Octobre 1961.
- Le 21 octobre, dans ses colonnes le journal Le Monde, nous présentait sur sa première page le communiqué du GPRA.
- A Tunis, vendredi matin, le GPRA a publié un communiqué concernant les manifestations qui ont eu lieu à Paris.
- Faisant état de la sauvage brutalité du service d’ordre, le communiqué prétend que le nombre de tués s’élevé à cinquante,
et, qu’il y aurait en dehors des Algériens expulsés, plus de cent disparus.
« Nous sommes en mesure d’affirmer, que les provocateurs colonialistes et fascistes se préparent à agir contre les Algériens
détenus dans les prisons et les camps …… »
- Je vois déjà les Pieds-Nickels, me traitant de révisionniste, ou comme nous le précise notre président de falsificateur de l’histoire,
mais, je pourrais écrire pour tous les journaux, la même chronologie et les mêmes témoignages de lecteurs avisés …..
- En page cinq, Le Monde nous présente la revue de presse hebdomadaire.
- C'est France-Observateur qui ouvre le bal :
« Nous disons très solennellement à l'opinion française,
que si on laisse aller ainsi les choses, la négociation et la paix peuvent être gravement retardées et compromises .... »
- Mais, l'article suivant est le plus intéressant,
car c'est « encore » un témoignage d’un journaliste de la SFIO, M. Pierre Berger, qui en est l'auteur :
« Nos fenêtres donnent sur la rue de Lille et sur le boulevard Saint-Germain ……
La charge a été brève.
Les forces de l'ordre ont plaqué au mur de la rue les manifestants.
Puis ensuite, ils ont frappé, à coup de poing, à coups de crosse, à coups de pied.
Les agents avaient leurs armes au poing. …..
L'un d'eux a tiré...... »
- Je vous laisse lire la suite de l'article sur la photo ci-dessous, c'est la même prose que celle qu'utilisera Jean-Luc Einaudi,
pour nous narrer le récit du policier Paul Rousseau, sur le pont de Clichy en 1988.
- On n'a pas la liste des noyés/disparus.
- Mais, c'est au moins 100 morts, car, le pont de Clichy était couvert de sang !!!!
- Nous reviendrons sur ce pont de Clichy, dans la suite des merveilleux articles du Journal Le Monde, et de ses brillants journalistes.
- Pourtant, dans ces colonnes des 18, 19, 20, et 21 Octobre 1961,
jamais, le journal Le Monde, n'avait parlé de manifestations, rue de Lilles, sauf dans la rubrique des lecteurs avisés.
- Mais, le 86, rue de Lilles, où le député Guy Mollet avait un appartement, qui « abritait » les quelques auteurs, des articles de
l‘hebdomadaire Démocratie 61, est à peu de distance de l’Assemblée Nationale, que les manifestant n’ont jamais atteint.
- Les manifestants Algériens
sur le boulevard Saint Germains étaient à la hauteur des trois stations de métros suivantes : Maubert, Odéon, Mabillon.
Article de Pierre Berger de Démocratie 61 le 21 Octobre 1961.
- A l'autre bout de cette même page, un article faisait sa Une : « Une honteuse affaire de séquestration et de recel de cadavre. »
- Quinze acquittements, une condamnation par contumace pour la mort d'un musulman torturé à Alger en 1956.
- C'est l'affaire du buraliste de la rue d'Isly, Chaouche Mohand, ou même, Mostefa-Chaouche Mohamed.
- Et, bizarrement, Le Monde, écrivait le contraire, que ce qu’il avait publiait le 5 mars 1957.
- Dans l’article du 5 mars 1957, on ne trouve aucune trace de Chaouche Mohamed.
- Le journaliste de l’époque écrivait :
« Les enquêteurs ont réussis a déterminé l’activité essentielle de ces individus :
Impressions et diffusions de tracs ayant pour signe distinctif un cœur surmonté d’une croix rouge, signe rappelant
celui du père Foucauld ou encore celui des chouans ….. »
- Et, en même temps, sur cette même page, on trouve un communiqué du Comité de Défense de la police, qui précise :
Si, des actes regrettables ont été commis, ils sont le fait d’éléments non contrôlés.
- En Page Quatre, encore deux témoignages de lecteurs avisés signalant l’incroyable brutalité de la police à chaque coin de rue.
- Historien Jean Paul Brunet ayant eu accès aux archives de la police,
nous signale qu’elle était en infériorité numérique, et que sur ce rond-point de la défense, il y avait moins de cent policiers,
pour barrer l’accès à la Place de l’Etoile, but suprême pour le FLN, en face de plus de 3000 manifestants, qui voulaient franchir le pont de Neuilly.
- Il nous indiquera que le commissaire Mézière, avait écrit dans son rapport sur la soirée du 17 octobre 1961,
que 39 bidules avaient été cassées, durant cette violente confrontation, sans femmes, ni enfants !!!!
Article du Comité de Défense de la police 21 Octobre 1961.

- Dans le monde du 29 et 30 octobre 1961,
- C'’est Mohamed Badache qui fait une de tous les journaux de la capitale.
- Il sera également à la une du rapport de l’avocat Jean Geronimi en 1989, pour ces deux plaintes déposées, accusant la police parisienne.
- Mais c’est la création d’une multitude de comités
pour « « retrouver » » les témoignages des sévices de la police parisienne et surtout la mise en accusation du Préfet Maurice Papon,
par diverses personnalités de gauche, qui fait la Une de la page trois, dont le titre est :
Et, la suite des manifestations musulmanes.
- Pour clôturer ce bobard du 17 octobre,
voici l’acteur des photos réalisées le 18 octobre 1961, par Elie Kagan, à Nanterre, rue des Pâquerettes, bien loin, et bien après,
la fusillade qui a eu lieu, au croisement des rues de Stalingrad et du chemin-de-fer.
-
Cet acteur ferra la une du premier reportage passé à la télévision française, grâce à l’arrivée au pouvoir de la gauche en 1981.
Acteur du faussaire Eli Kagan, Nanterre le 18 Octobre 1961 à 23h30
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