Le     village     de     Bou-Haroun.


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La côte algérienne

Bou-Haroun barques de pêcheurs



Du temps des Turcs,
 


En 1830,   il n'y avait sur ce site dénommé   «   Haouch ez Zaouia   »


Bou-Haroun les bateaux sur la greve

Dès le 6 juin 1831,

Bou Haroun         La rue du Port         L'Eglise

Bou-Haroun la rue du Port , l'église




Deux hameaux     :     un seul cœur


Les habitations construites au début du XXe siècle

Bou Haroun         Les Maisons au bord de l'eau

Bou-Haroun les maisons au bord de l'eau , l'église



L'ouverture sur les petits métiers de la pêche


En raison de la précarité du mouillage et en l'absence de port.

Bou-Haroun au fil des grands événements du XXe


A partir du moment où le village se construit,


Ouverture et solidarité aux multiples facettes


Cette solidarité et cette ouverture aux autres ont de multiples aspects.


La mer Méditerranée



Puis vint le 19 Mars 1962...



Le premier événement arriva brisant la belle entente qui régnait au village ...

Comme tous les nombreux disparus de cette fin de guerre d'Algérie,
leur enlèvement laisse une plaie toujours béante au sein de leurs familles.


Le 5 juin 1962,
  • Afin de ne pas devenir des étrangers dans le pays où ils sont nés, les pêcheurs de Bou-Haroun,
    après une périlleuse traversée de la Méditerranée se retrouvèrent dans les ports :
     
    • du Roussillon,
    • du Languedoc
    • de la Provence.



Epilogue :


Ce village reste le symbole
  • de la rencontre et de la coexistence paisible de plusieurs communautés dont les diverses origines et activités agricoles, maritimes ou industrielles n'ont jamais fait obstacle à leur fusion la plus totale dans l'entité métropolitaine.
     
  • La preuve la plus tangible de cette entente qui régnait à Bou-Haroun entre les différentes familles issues de l'immigration espagnole, italienne ou bretonne est celle qui les unissait aux autochtones Kabyles ou Arabes autour de l'abri précaire de leur petit port.
     
  • Autrefois ouverte à tous les vents,
    l'anse de Bou-Haroun est aujourd'hui dotée d'un port en eau profonde bien abrité.

    De solides jetées ont été construites selon des plans longuement et opiniâtrement élaborés par les représentants des pêcheurs de Bou-Haroun et notamment en mai 1954 sous l'impulsion de M. Louis Amat, délégué de la circonscription à l'Assemblée Algérienne et maire d'Oued-el-Alleug.
     
  • Après l'exode de 1962
    Devant la nécessité d'encourager la pêche toujours pratiquée selon les méthodes des anciens immigrés d'Espagne et d'Italie, le nouveau gouvernement algérien s'est empressé d'utiliser les plans qui existaient depuis longtemps mais ne sortaient jamais des cartons.
     
  • C'est ainsi qu'avec l'aide des crédits du plan de Constantine,
    un vaste port bien abrité a été très rapidement construit à Bou-Haroun.


Les descendants
  • des agriculteurs, des pêcheurs et des industriels salaisonniers peuvent être fiers
    de leurs lointains ancêtres qui leur ont transmis leur esprit de famille,
    leur courage au travail et leur fidélité au souvenir de ce paisible village.



Edgar Scotti

Credit : Magazine Pieds Noirs d'hier et d'Aujourd'hui