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Le Parc de Galland.
L' Agglomération - qui s'est formée sur les coteaux de Mustapha,
de part et d'autre de la rue Michelet, quartier aristocratique, s'il y avait une aristocratie en Alger,
était à l'origine, une ville distincte, rivale même de la capitale, elle semble l'emporter,
mais, en 1904, elle est annexée définitivement par sa puissante voisine.
-
Le centre de gravité d'Alger s'est déplacé vers Mustapha qui s'enorgueillit :
- de ses immeubles luxueux,
- de ses jardins publics, tel le Parc de Galland, tapissant les pentes de leurs massifs fleuris,
- de ses musées de Préhistoire, des Antiquités, de l'Art Musulman,
où sont réunis, dans un cadre élégant, tant de précieuses collections.
Parc de Galland L' escalier monumental.
Le Parc de Galland.
- Crée sur le coteau de Mustapha Supérieur,
à moins de deux encablures du Palais du Gouverneur, il était borné au Sud,
par le " Y " formé par l' Avenue Franklin Roosevelt, le boulevard du Telemly, et la rue Michelet,
à l'Est et au Nord, il suivait les lacets du haut de la rue Michelet, à l’Ouest, la rue Amiral Coligny,
limitée ce petit carré de verdure.
- Le Parc s'élève par paliers reliés par des escaliers, il a été planté d’espèces originaires de pays tropicaux.
- Il fut achevé et inauguré en 1915, comme l’indique la plaque d’inauguration,
le parc portait le nom de son concepteur, Charles de Galland.
- L' escalier monumental, composé de deux escaliers,
un à droite, et un à gauche, séparés par un petit bassin, vous mène au premier pallier,
de là, trois chemins, vous conduisent à une large clairière où ce dresse un bassin ovale.
Vue générale du Parc de Galland
- Le guide d'Alger de 1925, des éditions Bernard, nous parle de l'immense Jardin Charles de Galland :
« Vers le haut de la rue Michelet, vous pouvez visiter le très intéressant Musée des Antiquités,
renfermant une merveilleuse collection de ruines romaines.
Voir également, le Pavillon des forêts d'Algérie et l'immense jardin Charles de Galland,
tracé à l’anglaise et admirablement entretenu. »
Le Jardin ... Charles de Galland
- Les trois chemins,
conduisaient à une large clairière, bordée de bancs, où avait été érigé un bassin ovale,
de taille assez imposant, agrémenté de petits jets d’eaux et de quelques espèces de plantes aquatiques.
- Ce Parc,
savamment peuplé d’espèces diverses, apportait une quiétude aux visiteurs, habitués ou de passage.
- Les haies de fusains et de bambous suivaient les chemins, rehaussant leurs courbes,
augmentant l’impression de perspective, créant des jeux d’ombres et de lumières,
de façon à créer des compositions agréables au regard.
Oui, Charles de Galland avait remarquablement réussi ce Parc.
Le Parc de Galland ... Quiétude,
- Dans ce parc, les enfants au volant de voiture à pédales,
se lançaient dans des courses effrénées,
le long des allées ou autour du bassin,
sous le regard admiratif de leurs parents, de leurs copains ou des enfants de passage.
- Les balustrades étaient décorées, délimitant certains espaces, créant des terrasses ou placettes.
- Les murets et les bassins étaient décorés de carreaux de faïence, aux couleurs vives.
- La végétation du Parc de Galland était riche et diversifiée.
On y trouvait plus de quatre vingt espèces dont certaines étaient très rares.
- Il y a longtemps, dans le haut du parc, il y avait
un zoo en miniature et une grande grande volière.
Le Parc de Galland ... Jeux d'eau

- Le guide d'Alger de 1935,
nous décrit cette montée de la rue Michelet vers ce Parc de Galland :
En montée continue,
la rue Michelet s'avance sur le plateau Saulière, à hauteur de la station sanitaire.
Elle aborde les quartiers de Mustapha supérieur, en développant ses premiers lacets,
particulièrement accentués, en face de la chapelle écossaise, et surtout après,
le magnifique Parc de Galland, qui s'étage à droite.
Un peu plus haut,
l'entrée secondaire du Parc de Galland donnait accès à ses magnifiques jardins.
Sortie vers la rue Michelet par l'escalier à double volée.
- Les rendez-vous du dimanche, contrastaient avec les contraintes des jours de semaine,
ils pouvaient être l'occasion de convivialité, de retrouvailles, de bons moments.
- Les Dimanches, on avait le choix,
entre les parcs et les jardins, lieux de prédilection des marcheurs, des curieux et des enfants.
- Dans son livre, Alger Etude, Ernest Feydeau, en 1862, décrit le futur Parc de Galland :
« Je préfère de beaucoup les coteaux et les vallons de Mustapha,
qui descendent à l'Orient de la ville par une succession de rampes douces où la brise,
levée avec le soleil, court perpétuellement sous les feuilles.
Si j'avais la liberté de désigner un coin de terre pour y passer en paix le reste de mes jours,
je choisirais le coteau de Mustapha. »
Le Parc Charles de Galland et Mustapha Supérieur.
Le rendez-vous des Amoureux.
Les amoureux - profitaient de ce site magnifique,
pour visiter des lieux chargés d'histoire.
Enfin,
c’est ce qu’ils voulaient nous faire croire !!!
 
Le monument Charles de Galland.
 
- Il est situé dans le bas du parc,  vers l'entrée,  il a été réalisé par  Ch. Bigonet  en 1925.
Charles de Galland (1851 - 1923).
- Un Français des plus respectés,
professeur agrégé d’histoire au lycée de la ville,   Le seul et unique de l’époque.
- Délégué Commercial du Département d' Alger à l' Exposition Universelle de 1900.
Il a écrit un ouvrage d'informations utiles concernant les beautés et
les activités de l' Algérie.
- En 1907, prématurément, de Galland prend sa retraite.
Il devient président de l'association des anciens élèves du lycée d'Alger.
Le monument Charles de Galland.

- Le 10 mars 1908,
il est élu au conseil municipal.
- En 1910,
l'assemblée municipale le choisit comme Maire,
- En 1912,
il est réélu et poursuit son mandat de Maire
qu'il conservera jusqu'en Novembre 1919,
date de sa démission.
- La Ville d'Alger,
lui est redevable d'importantes améliorations,
et d'embellissements de toutes sortes.
Le jardin du Musée à Mustapha Supérieur.
Dans le début des années 1900, - Le bulletin de la Société de Géographie d'Alger,
publie une article sur les travaux réalisés par Charles de Galland lors de l’Exposition Universelle de 1900.
Il faut aussi mentionner les Petits cahiers Algériens de M. Charles de Galland.
Il a voulu, pour remplir utilement sa tache, se documenter sur toutes les questions algériennes,
et de ses notes est sorti le livre :
Renseignements sur l' Algérie Les petits cahiers algériens.
On y trouve condensés les renseignements indispensables sur les questions algériennes :
- Colonisation, enseignement, agriculture, commerce, industries, mines, forêts, routes, chemin de fer.
« Si je parviens, dit M. Charles de Galland,
à dissiper des préventions, à éveiller l'intérêt, à amener à nous quelques amis nouveaux,
mon labeur, quelquefois pénible, sera compensé par le sentiment du devoir accompli. »
Les lecteurs de cet utile ouvrage, se convaincront sans peine que M. Charles de Galland,
a parfaitement atteint le but qu'il se proposait.
Bien des années plus tard- après qu’il fut le Maire de la ville d’Alger,
le plus beau parc de la Capitale honorera son nom le Parc de Galland.
Le Parc de Galland en Août
Charles Pichon 1936
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