Algéroisement......vôtre
La rue Charles Péguy.
- Un dernier coup d' œil au forum avant de continuer notre chemin vers
la rue Charles Péguy.
Vers le Forum.
Du milieu du square Laferrière,- à hauteur de l’immeuble de style néo-mauresque,
ancien siège du journal la Dépêche Algérienne, on pouvait regarder le port.
- Là-bas, au-delà des palmiers,
l’œil passait d’abord dans la rue Charles Péguy, avant de s’arrêter sur la statue de Jeanne d’Arc,
puis, il glissait tout le long du Plateau des Glières jusqu’au fort Bab-Azzoun, avant d’enrober
une partie du port.
La rue Charles-Péguy à hauteur du plateau des Glières.
Au premier plan la statue de Jeanne d'Arc.
Devant la statue de Jeanne,- on était posé, très exactement au cœur d’Alger, dans la rue Charles Péguy.
- Écrivain français ( Orléans, 1873 — Villeroy, Seine-et-Marne, 1914),
Il est tombé à Villeroy, à la veille de la bataille de la Marne.
- Il fut un temps, pas si lointain,
où la rue d'Isly se prolongeait jusqu'au carrefour de la rue Charras, avant de devenir la rue Michelet.
- C’est en 1950,
pour rendre hommage au poète disparu, que, les derniers numéros de la rue d'Isly,
devenaient la rue Charles Péguy.
La rue d'Isly en 1900, future rue Charles-Péguy.
Cette association,- de Jeanne et de Péguy,
est sans doute, due aux deux œuvres de Charles Péguy consacrées à Jeanne d'Arc.
- Jeanne d'Arc Drame en trois pièces en prose et en vers (1896 et 1897).
- Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc.
ce drame, retrace en trois pièces, la vocation de la bergère lorraine.
- Domrémy,
- Les Batailles,
- Rouen
Cette rue,- était le lien incontournable entre la rue d’Isly et la rue Michelet.
- Pourtant,
elle n’était pas très longue, débutant aux pieds de la Grande Poste,
elle aboutissait au numéro 1 de la rue Michelet, elle laissait sur sur sa droite, la rue Ballay,
la rue Jean Macé et la rue Edouard Cat, et à gauche, elle côtoyait la rue Monge et la rue Charras.
La rue Charles-Péguy en 1910.
Au fond, la rue Michelet, à gauche, le carrefour Charras, à droite, l'Hôtel Excelsior.
Juste avant le lycée Delacroix de l'autre coté de la rue Charles Péguy commençait :
- la rue Charras qui descendait doucement en direction du carrefour
de
- la rue Warnier,
- la rue Richelieu,
- la rue Sadi Carnot
- du boulevard Baudin.
La rue Charras.
Le lycée Delacroix,
- construit dans les années 1880, au cœur d’Alger, Il aurait du profiter de cette situation exceptionnelle,
pourtant, la scolarité des écoles Supérieures, à Alger, ne s’est pas faite en un jour.
- 1872, le 15 décembre, fondation de la Ligue de l’Enseignement.
- 1881, le 5 février, l’Armée cède à l’autorité civile, le terrain du camp fortifié d’Isly,
là seront édifiées, les Ecoles Supérieures.
- 1896, le 4 avril, arrivée à Alger, du ministre de l’Instruction Publique, M. Combes.
Le 7 Avril, visite par le ministre des Ecoles Supérieures,
de la Médersa et de la Ligue de l’Enseignement (futur Lycée Delacroix).
- 1910, le 31 décembre, la Ligue de l’Enseignement est transformée en Lycée Delacroix.
Le Lycée Delacroix.
à gauche, la rue Edouard Cat montant vers la rue du Duc-des-Cars

- C'était un quadrilatère presque parfait,
ouvert sur la rue Charles Péguy, par une porte monumentale,
à proximité des Facultés,
il attirait les élèves qui habitaient le centre ville.
- La proximité de la rue Michelet, de l'université et du collège de filles Pasteur,
aurait dû en faire le grand lycée de filles d'Alger ...
- Mais le déplacement des familles vers les hauteurs, abandonnant le centre aux commerces,
les difficultés de circulations aux heures de pointe et le stationnement constituaient un handicap.
La ligue de l'enseignement en 1900.
Le futur lycée Delacroix avec sur le coté droit, la future rue Jean Macé.
- De plus, l'établissement manquait d'espace et semblait donc moins attrayant.
- Ce que l'on savait du lycée Delacroix se résumait aux performances de
ses élèves aux différents championnats scolaires et universitaires.
- L'attroupement créé par la sortie à midi et l'après-midi offrait un spectacle réjouissant
aux jeunes badauds toujours prêts à offrir leurs services à la moindre occasion.

En 1888,- Alger possédait une Académie, composée de quatre écoles d’enseignement supérieur.
- Un Lycée de garçons, près du jardin Marengo.
- La ligue de l’enseignement pour les filles.
- Une société des beaux arts,
fondée le 3 mars 1871, qui comprenait trois sections :
- Les arts du dessin.
- La musique,
- Les sciences et lettres.
La rue Charles-Péguy en 1945.
Je ne voudrais pas, quitter ce haut lieu,- qui a vu tant de joies et de drames,
sans évoquer,
le sentiment, de ces premiers Français, qui s’installèrent en ces lieux.
Les marécages ? Quels marécages ?
Vous ne savez donc pas, que la Mitidja était un vaste marécage,
où il n’y avait que pestilence, moustiques et malaria, et, que s’aventurer au delà
du Fort Bab-Azzoun, était en 1831, synonyme, à l’époque des chaleurs, de mort,
car l’air était chargé de miasmes fétides.
En effet, pendant la première année de l’occupation, nous avons eu, dans l’armée,
beaucoup de décès dus à la maladie, on sait que l’armée, à cette époque, était obligée
de camper en dehors des remparts, elle était constamment placée sous l’influence
de causes morbidiques, tandis que l’habitant de la ville n’en était pas atteint.
Géographie médicale d’Alger par M. Bonnafont 1838.
La rue Charles-Péguy en 1962.
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