Algéroisement......vôtre
Des Pages sur Alger,
avec ce qu'elles réclament de minutie et de concision,
exigée par la fidélité due aux multiples événements, fourmillerait d'aventures, et d'anecdotes.
Là n'est pas le dessein de ces Pages.
Elles veulent, un Alger à vocation sentimentale où chaque Algérois pourra se retremper,
par le texte et par l'image, dans Sa Ville.
La Ville Alger,
concentre dans son nom, un tel univers de sentiments puissants,
incandescents, tendres, exaltés, émouvants, magnifiés aussi, qu'il serait vain de la définir.
L'âme de chaque Algérois sait dans son tréfonds ce qu'elle contient ou distille,
Il réagit et vibre différemment suivant sa sensibilité, respectons-la.
La baie de la future ville d' Alger
Ces Pages et ses vues nombreuses,
ont été construites pour les Algérois,
telle une promenade dans la ville et ses alentours, enchanteurs, que l'on peut recommencer à loisir.
Elles pourraient débuter par « Il était une fois... ».
Une incursion poussée dans les profondeurs du passé fait découvrir une ICOSIUM,
- Port bourgade
qui resta de nombreux siècles, sinon dans l'obscurité,
du moins dans une position léthargique la vouant à l'indifférence de son entourage.
- A l'autre bout de l'immense baie, RUSGUNIAE,
Aujourd'hui, Cap Matifou, fut plus importante et davantage connue.
Cité autonome de Maurétanie,- Ikosium fera partie en l'an 25 du royaume de Juba II.
En l'an 40, la cité devient un municipe romain sous le nom latinisé d'Icosium.
- Ikosium ne fut longtemps qu'une modeste bourgade et un simple comptoir punique, puis romain.
- Puis, Icosium devint donc Alger.
- Pendant des siècles, Alger végète.
- L'arrivée des Andalous,
avec la Reconquista Espagnole et
la chute de Grenade en 1492,
apporte un essor commercial certain, la population doit alors s'élever à quelque 80.000 habitants.
Toutefois,- Alger n'acquiert un rôle prédominant qu'avec la présence turque à partir de 1516.
- Port de course, siège d'une double aristocratie marchande et militaire,
la ville est prospère.
- A l'époque,
ce havre naturel offrait un plan d'eau restreint,
de faible profondeur, voué aux caprices des vents et à la mouvance des sables.
De traîtres hauts fonds rocheux en rendaient l'accès difficile,
une barrière d'îlots providentiels protégeaient quelque peu les nefs cherchant à s'abriter.
- Mais le site était sympathique.
Alger - a toujours enthousiasmé le voyageur privilégié qui a franchi le seuil de son port.
- Toucher au but
de la traversée par un de ces matins radieux, dont Alger scintillante de soleil a le secret,
est un ravissement, avide, l'œil englobe toute la ville qui se prélasse entre La pointe Pescade
et Le Cap Matifou...
immortalisés par Jules Verne.
- Pour qui arrive de la mer,
Alger apparaît magnifique avec son étagement en vaste amphithéâtre que constitue le Sahel.
Le site originel de la ville est très classique dans le monde méditerranéen :
- une acropole (la Casbah) adossée au massif de la Bouzareah qui permet la défense d'une marine,
- un port abrité des vents d'ouest grâce à un alignement d'écueils et d'îlots (El djazair).
- Dans un cadre superbe constitué par la baie d'Alger et son amphithéâtre de collines et
de plateaux escarpés qui abritent les réalisations prestigieuses de grands architectes.
- Le paquebot dépasse le phare de la jetée, amorce déjà son virage tribord au moment où
la vedette noire de la pilotine le rejoint pour les dernières manoeuvres d'accostage
vers le môle El-Djefna, la gare maritime de la Mixte et de la Transat.
« Voici,
alignés comme à la parade, une succession de bâtiments supportés par
une ligne d'arcades régulières, au-dessus des voûtes du port.
Tout un étagement d'immeubles ponctués de quelques taches de vert signalant
les squares et les parcs de la ville moderne. »
l'arrivée dans le port
sur le quai l'ascenseur, au dessus le square Bresson
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