Le 21 de la
rue Emile-MaupasP.C. du Chef du G.R.E.
Le 21 Rue Emile Maupas.
- Comme la villa Sesini, la maison mauresque, du 21 rue Emile Maupas,
a fait couler beaucoup d'encre, des récits, un peu farfelus, courent sur Internet et dans certains livres,
liés à la bleuite! ou à la bataille d'Alger.
- Cette maison mauresque,
du 21 rue Emile Maupas, j'ai eu la chance, de la voir chaque jour, matin, midi et soir,
jusqu'en Novembre 1961, date à laquelle nous avons quitté le 9 de la rue Socgémah.
- J'ai même pu, avant Novembre 1954, monter sur sa terrasse,
qui surplombait les terrasses privées de la famille Raymondi, et d'une famille Kabyle, du 8 rue Socgémah.
- Cette maison Mauresque était située sur la petite place avec sa fontaine,
à l'angle de la rue Emile Maupas et de la rue Socgemah, juste en face des escaliers, de la rue Socgémah,
qui montaient vers la rue de Toulon.
La Petite Place avec sa fontaine.
à gauche, la rue Emile Maupas, à droite, les escaliers de la rue Socgémah.

- Contrairement à certains récits,
cette maison n'avait pas de cave, car elle était bâtie sur des voûtes.
- Ces voûtes étaient fermées par une grande porte cintrée,
qui servait de siège Social,
Aux enfants de troupe, c’était le 10 de la rue Socgémah.
- Il y avait également une petite échoppe de produits algériens, qui avait une particularité,
le plafond de la voûte était à 1m 50 du sol, le sol avait été en partie comblé, pour rattraper
le niveau de la rue, car la rue socgémah, dans cette partie là, était en escaliers avec de larges paliers.
Note :
Ce n’est pas la porte de l’entrée de la maison mauresque,
du 21 rue Emile Maupas, mais, cette entrée ressemble étrangement à celle-ci.
Il y avait également une marche devant la porte d’entrée.
De la fenêtre de ma chambre, - située, juste en face de la Maison Mauresque,
au dessus du 10 de la rue Socgémah,
à environs 3 mètres de distance, d'une ouverture protégée par une grille, qui donnait dans une pièce,
de là dite maison, je n’ai, je dois l’avouer, jamais entendu le moins bruit.
- Pendant les sept premières années des événements Algérie, donc,
de Novembre 1954, au 30 Novembre 1961, les seuls incidents, que je puisse citer sont les suivants :
- En 1956.
- Assassinat du marchant de légumes, commerçant musulman, situé au 11 de la rue socgémah,
dont le magasin avait deux ouvertures, une rue socgémah et l'autre rue Ben Larbey.
Il a été abattu d'une balle dans la nuque.
- Une nuit,
les cinq marchands de tapis musulmans, du 8 de la rue Socgémah, ont été égorges, et dépecés.
- enfin, le laitier, lui aussi, musulman, situé entre le 2 et le 4 de la rue Socgémah,
a été abattu d'une balle dans la nuque.
Les calots rouges des zouaves sur les terrasses de la casbah.

Pourtant, - cette maison mauresque était bien le P.C. du chef du G.R.E,
car les terrasses étaient gardées par des soldats musulmans et durant la bataille d’Alger,
j’ai vu des repentis, des retournés, ou bien, des prisonniers, qui portaient sur la tête un sac de jute,
avec trois ouvertures, deux pour les yeux et une pour la bouche, sortir de cette maison.
- Ils se tenaient sur la petite place,
face au café maure, situé à l’angle de la rue Ben-Larbey et de la rue de l’Hydre.
- De temps en temps,
ils désignaient de la tête, les collecteurs de fonds du F.L.N.,
qui étaient aussitôt arrêter par les Zouaves ou les parachutistes.
Les prisonniers aux sacs de jute
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